Projets en cours



Laurent Mottron, chercheur

- Développement d'un programme d’intervention fondé sur les forces et les intérêts des enfants autistes d’âge préscolaire de type guidance parentale

- Styles cognitifs visuel et verbal dans le spectre de l’autisme


Claudine Jacques, chercheure

- Utilité clinique de la situation de stimulation suscitant des comportements stéréotypés et des intérêts restreints dans le cadre de l'évaluation diagnostique et l'établissement de priorités adaptatives en bas âge dans l'autisme


- L’inventaire des intérêts spécifiques dans un but d’intervention: la MSPS

- Évaluationd’un programme d’Hôpital de jour en pédopsychiatrie chez les enfants autistesd’âge préscolaire avec symptômes aggravants et leurs parents


Isabelle Soulières, chercheure

- Prédicteurs et corrélats de l'intelligence autistique


Ghitza Thermidor, psychoéducatrice

- Caractériser le potentiel intellectuel des élèves TED, pour favoriser leur réussite scolaire. Projet en partenariat entre le CETEDUM/HRDP (Laboratoires des Dr. Isabelle Soulières et Laurent Mottron) et la Commission scolaire de la Pointe-de-l'île

- Élaboration d’un curriculum d’intervention précoce fondé sur les capacités spéciales des autistes


Valérie Courchesne, stagiaire post-doctorale
- L'apprentissage perceptuel dans l'autisme de haut-niveau



Alexia Ostrolenk, doctorante

- Prévalence de l’hyperlexie dans l’autisme prototypique et pronostic langagier



Marie-Pier Poulin-Lord, doctorante

- Validation génétique de la distinction entre autisme prototypique et autisme syndromique


Pauline Duret, doctorante

L’Autisme au Féminin

Les femmes autistes sont diagnostiquées plus tardivement et moins souvent que les hommes, et doivent également présenter plus de signes pour être identifiées comme autistes.

Une explication de ce déséquilibre serait que l’autisme des femmes ne se présenterait pas exactement comme celui des hommes. Par exemple, les femmes auraient des comportements sociaux plus adaptés, moins d’hyperactivité-impulsivité et de comportements répétitifs, davantage d’anxiété et de troubles alimentaires associés. Or, ces hypothèses sont difficiles à vérifier étant donné que la recherche en autisme se fait sur les autistes diagnostiqués, et ce avec des critères établis à partir de populations constituées principalement d’hommes. Pour en savoir plus sur la présentation de l’autisme au féminin, nous construisons actuellement l’une des plus grandes cohortes de femmes autistes francophones jamais vues en recherche. Plus de 350 femmes, certaines ayant un diagnostic reconnu par la communauté médicale, d’autres non, se sont déjà portées volontaires pour participer à ce projet, qui visera à répertorier de manière scientifique et à grande échelle les signes d’autisme chez les femmes.

Ces résultats pourraient un jour amener la modification des outils de diagnostic, afin que ceux-ci saisissent mieux les expériences des femmes, trop souvent mal ou non diagnostiquées.
 
Le recrutement se poursuit ! Pour plus d’informations sur nos critères d’éligibilité, contactez autismeparismontreal@gmail.com.


Autisme et cerveau prédictif

Chez les personnes autistes, il semble qu’une place plus importante soit accordée à la perception que dans la population générale. Certaines théories placent la perception au cœur de l’étiologie du spectre autistique. Les outils méthodologiques issus des théories du « cerveau prédictif » pourraient permettre aujourd’hui de tester de manière quantitative, donc extrêmement précise, les modèles de l’autisme basés sur la perception plutôt que sur des « déficits » sociaux.

Ici, le cerveau est envisagé comme une machine statistique qui réalise des prédictions sur l’état du monde environnant. Il se construit des a priori qui sont sans cesse confrontés à la réalité et mis à jour au fur et à mesure, c’est ce qu’on appelle l’apprentissage prédictif. Les « erreurs de prédiction » du cerveau sont encodées de manière neurophysiologique et peuvent être mesurées en électro- ou magnétoencéphalographie (MEG).  Aucune étude à ce jour n’a été capable de tester ce modèle. L’objectif de ce projet est de tester l’adaptabilité du système cérébral des autistes à différents contextes sensoriels, par exemple en situation de stabilité ou d’instabilité. Nous utilisons la méthode d’imagerie la moins contraignante, la MEG pour enregistrer l’activité cérébrale pendant une tâche d’écoute passive.

Enfin, le cadre du cerveau prédictif nous permet de modéliser (computation) les particularités perceptives des personnes autistes.



Copyright © 2014. Laboratoire de Neurosciences cognitives des troubles envahissants du développement. Laurent Mottron, MD, Ph.D.